Un mot sur le Cheikh

« La première fois qu’il m‘a vu, celui qui allait devenir mon Maître, le Cheikh Mohamed Belkebir qu’Allah l’agrée, dit à mon père, qu’Allah ait son âme : cet enfant fait partie de notre lot ».  Le Cheikh Mahdjoub relate à chaque fois avec la même émotion, ce moment de sa tendre jeunesse. C’était la première fois qu’il rencontrait son Cheikh, le vénérable Sidi Belkebir, qu’Allah Lui fasse miséricorde. Son père Moulay Tahar de la descendance de sidi Zighem, saint patron d’une grande confrérie maraboutique du sud algérien, le remit alors entre les mains d’un des plus grands théologiens et maîtres soufis que connut  l’Algérie.

S’il est intarissable sur son père spirituel, il ne cesse de répéter et sans fausse modestie, qu’il est loin de mériter ce qu’il a reçu de lui. Mais quiconque le côtoie, perçoit très vite la qualité première de ce fils du désert et digne disciple des maîtres soufis : l’humilité.

Le jour où il prendra connaissance de cette rubrique, il est certain qu’il exigera sa suppression.

Parlant de lui, il dit sans cesse qu’il n’a d’ennemi que lui-même. Dans ses moments d’extase, il invoque le nom de Dieu jusqu’à le crier, ivre de joie. Il nous  dit un jour : «  je l’ai invoqué jusqu’à le faire rire. ».

Une des histoires pleine de sagesse, qu’il enseigne à ses élèves est la suivante :

« Un jour, un prince faisant le bilan de ses biens, des privilèges et des honneurs que Dieu lui a accordé, demanda à son serviteur :

«  Penses-tu qu’il me manque quelque titre ?

-          Si son altesse me permettait, je lui ferais remarquer qu’elle n’a pas celui de soufi. Car, il est vrai que ces hommes de grande piété sont proches de Dieu et aimés des gens.

-         - Qu’à cela ne tienne ! demain, je me ferais disciple du plus vénéré des soufis de mon royaume.

Le lendemain, il se mit en route vers le soufi le plus connu de la ville et lui fit part de sa quête.

« Vous n’y pensez pas, lui asséna le saint homme. Nos assemblées ne peuvent s’accommoder de la compagnie des orgueilleux ! Et de l’orgueil, vous en avez à revendre !

Triste, le prince lui demanda ce qu’il fallait faire pour se débarrasser de son orgueil.

-          Tu t’habilleras comme le plus misérable des mendiants, tu te raseras une partie de la tête  et tu distribueras des bonbons aux enfants qui voudraient bien se moquer de toi.

Fou de rage, le prince se retint difficilement d’ordonner sa mise à mort puis se ressaisit, de peur qu’une malédiction ne s’abatte sur lui et son royaume. C’est que la ville entière ne cesse de narrer les prodiges du Maître.

Quelques jours plus tard, et comme un amoureux éconduit, le prince revint voir le Maître soufi, habillé en misérable avec lui son serviteur comme témoin des moqueries des enfants et des bonbons qu’il leur distribuait.

« Et alors, mon pauvre enfant ?... veux-tu pour cela que l’on te confie les clés du paradis ?

-          Je désire seulement être votre disciple afin de devenir un soufi.

-          Il te faut pour cela passer avec succès une ultime épreuve, car la cour du Maître des mondes est difficile d’accès à ceux qui, comme toi, ont eu l’illusion d’être Maître un jour.

-          Ordonnez ce que vous voulez et je le ferai.

-          Rends-toi au souk et lorsque tu trouveras le plus misérable et le plus vil des êtres, tu lui laveras les pieds que tu lui embrasseras.

Le prince attendit avec fièvre le jour de marché pour s’y rendre en inconnu, dès les premières lueurs. Lorsque vers le midi, il crut reconnaitre en un homme habillé d’oripeaux, sale et titubant d’ivresse, le plus vil des êtres, il l’alpagua et surmontant un haut le cœur, lui lava les pieds et les embrassa. Il exigea ensuite la compagnie de deux hommes qu’il fit témoigner devant le Maître soufi.

Ce dernier hochant la tête, lui déclare connaître plus vil que ce pauvre clochard.

Soudain, pris d’une vive émotion, le jeune prince éclate en sanglots, s’assis à même le sol, se déchaussa et se mit à embrasser ses propres pieds. »

Il est dit dans les évangiles : Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.


Un ami dit de lui : « Le Cheikh Mahdjoub a sans conteste bu aux sources les plus pures de la tradition prophétique, et des années durant, parmi les convives des Awlias et des doctes, il fut nourri des mets spirituels les plus raffinés et initié aux mystères les plus jalousement gardés. »

Après avoir mémorisé le Saint Coran, il entama l’acquisition des enseignements fondamentaux pour ensuite acquérir les différentes « idjazas », (autorisations à enseigner et à transmettre), des sciences du hadith, de la grammaire, du « tawil »,( interprétation des textes fondateurs, Coran et Hadith – herméneutique), ainsi que la recherche théologique.

Enfin, il est confirmé en qualité de « mouquaddam », représentant des  «  tariquas »«, voies spirituelles soufies, telle que la chadhliliya el karzazia et la quadiriya. Responsabilités et distinctions majeures pour lesquelles, il reste humble et discret.

Un jour, il eut cette réflexion, à propos des dévots fanatiques : « Il y a parmi les hommes, certains qui épris de paradis, prennent un tel élan pour courir vers lui, qu’ils atterrissent de l’autre côté ».

Féru d’histoire et de nouvelles technologies, le Cheikh est sans conteste « le fils de son temps ».

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